NIYONZIMA Slyvestre connnu sous les nom de BIKORA a été assassiné hier soir (aux environs de 19H), au moment où il arrivait devant son domicile sis à MPANDA en province de BUBANZA, non loin du bureau communal gardé par des policiers.
BIKORA , membre du comité provincial et du conseil consultatif de l’Union pour la Paix et le Développement (UPD-ZIGAMIBANGA), principal challenger du parti au pouvoir le CNDD-FDD, est qualifié de héros pour son parti. Il venait de consacrer toute la journée de ce dimanche, 10 janvier aux travaux de son parti. Selon les responsables du parti UPD-Zigamibanga, il a opéré l’ouverture des permanences de l’UPD à GAHWAZI et à MURENGEZA en commune de MPANDA, après avoir participer à une réunion du comité provincial tenue à BUBANZA dans l’avant-midi.
Des témoignages indiquent que l’assassin qui s’est enfui après le forfait, était vêtu d’un long manteau. Une certaine opinion charge le pouvoir NKURUNZIZA d’enclencher le plan d’élimination physique des différents ténors de l’opposition dont l’UPD-ZIGAMIBANGA, longtemps malnené et accusé de tous les maux en vue de le discréditer. Trois semaines sont passées, cinq partis politiques oeuvrant dans la province de BUBANZA avaient écrit au gouverneur de province, M. Pascal NYABENDA pour lui faire part de leur inquiétude faisant état de distribution des armes à la population.
Lors d’une réunion ténue mardi dernier, le gouverneur a catégoriquement démenti ces informations et à proféré même des ménaces de traduire en justice les auteurs de ce mémoradum. Selon certains participants à cette rencontre, les dires du gouverneur NYABENDA n’auraient pas convainçu et les participants et le commandant de la Région militaire Ouest, le Colonel KABISA qui s’est interrogé sur l’origine et la destination de l’arme (pistolet) utilisé dans le montage ayant entrainé l’arrestation en date du 28 septembre 2009 et l’emprisonnement de trois membres dirigeants de l’UPD-Zigamibanga dans la commune de GIHANGA. Une façon de conclure tacitement l’existence de ce réseau de distribution des armes.
Il s’agit de Didace NDAYIKENGURUKIYE, Jean Claude NIYONGERE, Mme Cynthia CIZA, respectivement vice-président provincial de l’UPD-Zigamibanga, président du Cercle des Jeunes dudit parti et présidente du cercle des Femmes, que le gouverneur de province, manipulant la police nationale, accusait de procéder à la distribution des armes. Pour rappel, un jeune du CNDD-FDD est venu voir le président du cercle des Jeunes de GIHANGA là où il était dans son atelier de couture, pour lui exprimer qu’il voulait adhérer à l’UPD. A ce même moment des policiers ont surgi dans l’atelier et ont arrêté et le président du cercle des jeunes de l’UPD et le prétendant à l’adhésion.
Une fouille perquisition a été opérée chez le jeune du CNDD-FDD, et un pistolet y a été découvert et ce dernier a déclaré qu’il l’avait eu de l’UPD. A la grande surpise de tout le monde, ce jeune détenteur d’arme a été directement relaché et personne se sait où il s’en est allé, tandis que les autres ont du passer des mois en proson de BUBANZA, avant que la justice ne les acquitte. La virulence des administrateurs de GIHANGA et de MPANDA , MM. Gordien KANJORI et Cléophas NIZIGIYIMANA telle que manifestée lors de la réunion tenue par le gouverneur NYABENDA ne grâciait pas l’UPD-Zigamibanga, ajoutent les sources occulaires contactées par Burundibwiza.com.
L’assassinat de BIKORA est survenu au lendemain d’une descente dans la commune de MPANDA, d’une délegation du CNDD-FDD conduite par le chef de cabinet du président NKURUNZIZA, M. Mélchior WAGARA ayant eu un échec quant à l’accueil lui réservé par la population de MPANDA. Ce fut une déception de rencontrer moins de vingt personnes dans sa propre commune natale, contrairement aux grandes foules mobilisées hier pour les céremonies d’ouverture officielle des permanences de l’UPD-Zigamibanga à MURENGEZA et GAHWAZI, piloté par M. BIKORA.
Cet incident n’est qu’un coup d’envoi au plan « canon sans recul » mis en place par le parti au pouvoir le CNDD-FDD, en cette période cruciale pour la démocratie au BURNDI, témoigne une personne ayant recquis l’anonymat, tout en rapelant l’assassinat du représentant du même parti dans la commune de KAYOGORO en province de MAKAMBA , perpétré par la milice Imbonerakure du CNDD-FDD. Cette même source cite également ce qui s’est passé la semaine dernière dans la province de CIBITOKE (nord-ouest du Burundi) pour deux membres du FNL de RWASA. Ils ont été attaqués et bléssés à mort par ces mêmes Imbonerakure.
Qui était BIKORA
Sylvère NIYONZIMA alias BIKORA était un sage homme , connu pour son caractère de réconciliateur, mais qui a failli lui coûté cher dans la période 2002-2003. En effet, fatigué comme tout le peuple burundais de la gestion exclusive des affaires du pays, et qui a abouti à l’éclatement de la société burundaise, BIKORA s’était joint au CNDD-FDD depuis qu’il était au maquis. Ne cachant pas sa sympathie envers ce mouvement présenté comme le salut du peuple, même devant des hauts gradés des Forces Armées Burundaises (armée gouvermentale avant les accords de paix signés entre le gouvernement et le CNDD-FDD), BIKORA a été arrêté et jeté aux géôles de la fameuse documentation nationale, l’actuelle Service Nationale de Rensegnement (SNR-Police Présidentielle). Il fut alors relaché à la veille de la mise en application des accords de paix.
Devenu alors membre influent du parti CNDD-FDD plus particulièremnt dans la commune de MPANDA, il fut cité dans le grotesque montage de 2006 qui faisait état de distribution des armes par Radjabu HUSSEIN. Ce montage n’avait que l’objectif de le discrediter de même que son chef charismatique.
A la veille de la tenue du congrès de NGOZI (7 février 2007), BIKORA avec tout bon nombre de membres du comité communal du CNDD-FDD en commune de MPANDA se sont carrément décidés de le boycotter car, ils le jugaient irrégulièrement convoqué. A partir de ce moment qu’il était considéré pro-radjabu, ils recevait régulièrement des menaces auxquelles il ne voulait pas cédé. La position prise sur la tenue du congrès de NGOZI, lui a valu le lincenciement au travail qu’il avait à la Société Régionale de Développement de l’Imbo (SRDI).
Par après, M. NIYONZIMA a adhéré au parti de l’Union pour la Paix et le Développement (UPD –Zigamibanga) qui selon ses dires au temps qu’il était encore en vie, répondait à ses souhaits au peuple burundais dont la dignité et la justice. On lui confia alors la responsabilité de tenir les finances du parti au niveau provincial.
La main du satan l’a frappé et lui ôté sa vie quelques mois avant la tenue des élections qui, selon une certaine opinion mettront fin au pouvoir NKURUNZIZA.
Que son âme se repose en paix.
Burundibwiza.com mise à jour, le 10 Janvier 2010 / La rédaction
Wednesday, January 13, 2010
Saturday, January 2, 2010
LES ELECTIONS AU BURUNDI, OPTIMISME
Par Gratien Rukindikiza
Burundi news, le 02/01/2010
Les élections burundaises de 2010 créent une certaine hantise chez les Burundais. Cette hantise est aussi celle des politiciens de l'opposition de voir le parti au pouvoir tricher les élections et utiliser la violence. Qu'en est-il de la réalité? Quelles sont les raisons d'être optimistes? Quelles forces politiques en présence?
Les cartes d'identité et listes électorales, trop de bruits pour une simple affaire
Ces derniers jours, les partis de l'opposition crient très fort en dénonçant l'octroi des cartes d'identité aux seuls membres du CNDD-FDD, parti au pouvoir. Certains disent même que certaines personnes ont deux ou trois cartes d'identités pour leur permettre de voter deux ou trois fois. Ainsi, ils disent qu'ils seront inscrits deux ou trois fois sur les listes électorales.
En discutant avec les uns et les autres, on comprend aisément que personne ne peut être inscrite deux ou trois fois si les partis de l'opposition font leur travail de vérification de ces listes.
Personne ne peut m'expliquer que des gens de la colline Kibenga pourront s'inscrire deux ou trois fois sur la liste sans que les membres des autres partis ne constatent qu'il y a doublon. Les gens se connaissent. Le code électoral stipule bien en son article 21 que les partis politiques peuvent désigner un mandataire et son suppléant à chaque bureau d'inscription pour s'assurer de la régularité des opérations d'enrôlement. Le recours se fait à la CEPI, commission provinciale.
Le problème de cartes d'identité n'est pas aussi crucial qu'on le croit car il est inconcevable qu'on refuse d'inscrire une personne à qui un administrateur a refusé une carte d'identité. Par ailleurs, les Burundais sont habitués à se promener avec des cartes d'identité, sauf à la campagne. Ils ont voté en 2005 et ils avaient des cartes d'identité. Pour les jeunes ayant eu 18 ans après 2005, ils pourront prouver par tous moyens pour pouvoir être inscrits sur la liste électorale.
Les partis politiques devraient se concentrer sur la mobilisation et aussi rassurer leurs militants pour vaincre la peur. Tous les militants ont une certaine appréhension, une peur subsiste. Pour le parti au pouvoir, il y a la peur de l'échec, et donc la perte du pouvoir. Cette peur ne devait pas exister car dans une démocratie, il y a des alternances au pouvoir. Les militants, bons citoyens, n'ont rien à craindre. Ce sont ceux qui ont volé, qui ont tué qui ont peur plus de la justice que de l'échec électoral en soi. C'est pour cela qu'il faut éviter une complicité de la violence.
La peur des militants de l'opposition est une affaire des cadres des partis politiques de l'opposition. Si ces partis assument leur rôle, refusent la peur de la violence, ils pourront rassurer leurs militants. Toujours, il faut se mettre à l'esprit qu'un chien affronte facilement celui qui a peur. Le Frodebu a prouvé qu'il est capable de mobiliser sa jeunesse même pour préparer l'autodéfense. Cette démonstration de force a suffi pour calmer les ardeurs des jeunes du CNDD-FDD. Personne n'a le monopole de la violence mais la violence n'a profité à personne.
Consultations et coalition de l'opposition
Un cadre de consultation nationale des partis a été défini par une ordonnance ministérielle. Les partis politiques auront un lieu, des moyens pour des consultations permanentes. Les fonds utilisés sont ceux qui restaient sur le budget du forum de discussion. Ce cadre pourra permettre de débattre de tout sujet pouvant entacher les élections.
Les partis de l'opposition doivent résoudre la question principale de la coalition. Faut-il une coalition avant le premier tour ou après? Pour répondre à cette question, il faut bien analyser l'adversaire en face. Sans aucun doute que le Président sortant Nkurunziza sera candidat du CNDD-FDD. La tentation d'être candidat indépendant a été balayée. Probablement qu'il n'a pas compris que Buyoya aurait eu plus de voix s'il avait été candidat indépendant en 1993. Le CNDD-FDD est dans la même situation que l'Uprona de 1993, même pire. Il est accusé de tous les maux. Le peuple constate avec raison que la corruption se fait au nom du militantisme du CNDD-FDD, la violence, le manque de vision, etc....
Le Président Nkurunziza a lui même constaté que sa soi disante popularité est un leurre. Trois fois, la population a refusé les haricots que le Président Nkurunziza voulait leur donner. Une information que je tiens d'une personne présente. Les zélés du pouvoir pourront contester mais c'est ce qui a poussé le Président à arrêter ces distributions pour s'occuper des inaugurations des centres de santé. Le Président Nkurunziza a vu sa popularité s'effriter, y compris dans sa commune natale. Les spoliations de terre n'ont pas arranger les choses. Au lieu de profiter de la proximité du village natal du Président, les paysans en ont payé les frais. Une famille m'a rapporté qu'elle ne peut même pas porter plainte de peur d'être tuée.
Malgré ces déboires du Président, l'opposition ne doit pas dormir sur ses lauriers. La coalition s'impose et c'est déjà un acquis. Certains partis peuvent se dire qu'ils sont les plus populaires, sans sondage au Burundi, personne ne peut trancher. Le peuple tranchera avec les communales. L'opposition aura intérêt à faire une alliance avant le premier tour des Présidentielles si le parti au pouvoir se rapproche des 30 %; ce qui est difficilement concevable. L'opposition devra élaborer un texte commun avec un engagement pour soutenir le candidat du parti qui aura eu le grand score au niveau des élections communales. Il faudra mettre de côté les egos personnels. Les candidats déjà prononcés n'auront qu'à retirer leurs candidatures.
Par ailleurs, face à une faiblesse flagrante du CNDD-FDD, il va de soi que les autres partis auront le loisir de se tester au niveau du premier tour des présidentielles. La coalition pourra intervenir au deuxième tour.
Le visage politique d'après les élections
Malgré l'absence des sondages, sauf ceux du CNDD-FDD, financés par la Documentation, sur demande du Président, on peut faire une estimation. La Documentation a sous traité ces sondages dans la grande discrétion. Selon un cadre de la Documentation qui a gardé l'anonymat, une ONG burundaise a refusé ce marché mais une autre l'a accepté après une négociation financière. Le résultat a été accablant : 25 % pour le CNDD-FDD.
Aujourd'hui, aucun parti politique seul ne peut décrocher une victoire. Ce n'est pas du temps de 1993 où le Frodebu dominait, ni en 2005 avec le CNDD-FDD. Les nouveaux partis politiques puisent dans le vivier des 3 anciens. L'UPD pompe sans gêne dans les rangs du CNDD-FDD, y compris dans l'entourage du Président. Le risque pour le CNDD-FDD est de retrouver le gros des militants et cadres à l'UPD. Il ne restera qu'à proposer la fusion avec l'UPD que Radjabu ne pourra accepter qu'à trois conditions à savoir sa libération, le retour à la tête du CNDD-FDD et le limogeage de quelques généraux, surtout Adolphe Nshimirimana.
Le FNL garde ses militants et surtout après la clôture du passage éclair de Kenese qui a été le pion du pouvoir et qui a été abandonné face à la pression internationale. Le FNL puise aussi au FRODEBU.
Le MSD puise à l'UPRONA, au CNDD-FDD, au FNL, au MRC. Avec ces mouvements politiques, il est difficile d'y voir clair. Personne ne peut dire quel parti sera en tête du CNDD-FDD, du Frodebu, du FNL, de l'UPD ou du MSD. Ce qui est sûr, c'est que ces partis auront chacun plus de 15 % de voix mais difficilement plus de 30 % . L'Uprona pourra faire aussi sa surprise si ce parti maintient le score de 2005.
Le paysage politique burundais d'après les élections sera fait de coalition de partis au pouvoir, véritable gage de la démocratie dans ces moments d'apprentissage démocratique. Si le CNDD-FDD se retrouve dans l'opposition, ça sera l'occasion de se recomposer avec des vrais patriotes et faire son autocritique. Il faudra un homme (ou une femme) nouveau qui n'a pas trempé dans la corruption. Compte tenu des cadres de ce parti, Onésime Nduwimana, actuel DG de la SOCABU, pourrait incarner le leadership de ce parti après une déroute électorale.
Les responsabilités devant l'histoire
Le Burundi a la chance d'avoir un homme neutre, pondéré, très courtois comme un diplomate et posé comme un évêque à la tête de la commission électorale. Pierre Claver Ndayicariye est l'homme de la situation. C'est l'homme qui fera démentir les propos pessimistes. S'il organise des élections transparentes et libres, il aura l'avenir devant lui et l'histoire le reconnaîtra. Avec une CENI neutre, des CEPI et CECI neutres, il y a lieu de dire que les élections ne pourront pas être trichées.
Une grande responsabilité incombe aussi au président du Sénat Rufyikiri. Il est le président de la campagne du CNDD-FDD. Si ce parti use de la violence, il sera tenu responsable de cette violence. il ne pourra pas dire qu'il ne savait pas. Gervais Rufyikiri connaît les rouages de la justice internationale et surtout la justice à compétence universelle de la Belgique, pays qui l'hébergeait avant 2004. Il a une grande responsabilité politique et juridique. Il ne serait pas honorable pour un homme de sa stature passer du perchoir du Sénat au dortoir d'une prison. C'est un homme que j'ai rencontré à Paris, très posé et intelligent. Cette désignation n'est pas une promotion mais une grande charge. S'il arrive à calmer les zélés du régime pour qu'ils ne perturbent pas les élections, il aura confirmé l'espoir qu'il incarne.
L'optimisme n'exclut pas la vigilance. La peur est un mauvais conseiller. Les Burundais devraient vaincre la peur. C'est cette peur qui a fait des ravages en 1972 et 1993.
Burundi news, le 02/01/2010
Les élections burundaises de 2010 créent une certaine hantise chez les Burundais. Cette hantise est aussi celle des politiciens de l'opposition de voir le parti au pouvoir tricher les élections et utiliser la violence. Qu'en est-il de la réalité? Quelles sont les raisons d'être optimistes? Quelles forces politiques en présence?
Les cartes d'identité et listes électorales, trop de bruits pour une simple affaire
Ces derniers jours, les partis de l'opposition crient très fort en dénonçant l'octroi des cartes d'identité aux seuls membres du CNDD-FDD, parti au pouvoir. Certains disent même que certaines personnes ont deux ou trois cartes d'identités pour leur permettre de voter deux ou trois fois. Ainsi, ils disent qu'ils seront inscrits deux ou trois fois sur les listes électorales.
En discutant avec les uns et les autres, on comprend aisément que personne ne peut être inscrite deux ou trois fois si les partis de l'opposition font leur travail de vérification de ces listes.
Personne ne peut m'expliquer que des gens de la colline Kibenga pourront s'inscrire deux ou trois fois sur la liste sans que les membres des autres partis ne constatent qu'il y a doublon. Les gens se connaissent. Le code électoral stipule bien en son article 21 que les partis politiques peuvent désigner un mandataire et son suppléant à chaque bureau d'inscription pour s'assurer de la régularité des opérations d'enrôlement. Le recours se fait à la CEPI, commission provinciale.
Le problème de cartes d'identité n'est pas aussi crucial qu'on le croit car il est inconcevable qu'on refuse d'inscrire une personne à qui un administrateur a refusé une carte d'identité. Par ailleurs, les Burundais sont habitués à se promener avec des cartes d'identité, sauf à la campagne. Ils ont voté en 2005 et ils avaient des cartes d'identité. Pour les jeunes ayant eu 18 ans après 2005, ils pourront prouver par tous moyens pour pouvoir être inscrits sur la liste électorale.
Les partis politiques devraient se concentrer sur la mobilisation et aussi rassurer leurs militants pour vaincre la peur. Tous les militants ont une certaine appréhension, une peur subsiste. Pour le parti au pouvoir, il y a la peur de l'échec, et donc la perte du pouvoir. Cette peur ne devait pas exister car dans une démocratie, il y a des alternances au pouvoir. Les militants, bons citoyens, n'ont rien à craindre. Ce sont ceux qui ont volé, qui ont tué qui ont peur plus de la justice que de l'échec électoral en soi. C'est pour cela qu'il faut éviter une complicité de la violence.
La peur des militants de l'opposition est une affaire des cadres des partis politiques de l'opposition. Si ces partis assument leur rôle, refusent la peur de la violence, ils pourront rassurer leurs militants. Toujours, il faut se mettre à l'esprit qu'un chien affronte facilement celui qui a peur. Le Frodebu a prouvé qu'il est capable de mobiliser sa jeunesse même pour préparer l'autodéfense. Cette démonstration de force a suffi pour calmer les ardeurs des jeunes du CNDD-FDD. Personne n'a le monopole de la violence mais la violence n'a profité à personne.
Consultations et coalition de l'opposition
Un cadre de consultation nationale des partis a été défini par une ordonnance ministérielle. Les partis politiques auront un lieu, des moyens pour des consultations permanentes. Les fonds utilisés sont ceux qui restaient sur le budget du forum de discussion. Ce cadre pourra permettre de débattre de tout sujet pouvant entacher les élections.
Les partis de l'opposition doivent résoudre la question principale de la coalition. Faut-il une coalition avant le premier tour ou après? Pour répondre à cette question, il faut bien analyser l'adversaire en face. Sans aucun doute que le Président sortant Nkurunziza sera candidat du CNDD-FDD. La tentation d'être candidat indépendant a été balayée. Probablement qu'il n'a pas compris que Buyoya aurait eu plus de voix s'il avait été candidat indépendant en 1993. Le CNDD-FDD est dans la même situation que l'Uprona de 1993, même pire. Il est accusé de tous les maux. Le peuple constate avec raison que la corruption se fait au nom du militantisme du CNDD-FDD, la violence, le manque de vision, etc....
Le Président Nkurunziza a lui même constaté que sa soi disante popularité est un leurre. Trois fois, la population a refusé les haricots que le Président Nkurunziza voulait leur donner. Une information que je tiens d'une personne présente. Les zélés du pouvoir pourront contester mais c'est ce qui a poussé le Président à arrêter ces distributions pour s'occuper des inaugurations des centres de santé. Le Président Nkurunziza a vu sa popularité s'effriter, y compris dans sa commune natale. Les spoliations de terre n'ont pas arranger les choses. Au lieu de profiter de la proximité du village natal du Président, les paysans en ont payé les frais. Une famille m'a rapporté qu'elle ne peut même pas porter plainte de peur d'être tuée.
Malgré ces déboires du Président, l'opposition ne doit pas dormir sur ses lauriers. La coalition s'impose et c'est déjà un acquis. Certains partis peuvent se dire qu'ils sont les plus populaires, sans sondage au Burundi, personne ne peut trancher. Le peuple tranchera avec les communales. L'opposition aura intérêt à faire une alliance avant le premier tour des Présidentielles si le parti au pouvoir se rapproche des 30 %; ce qui est difficilement concevable. L'opposition devra élaborer un texte commun avec un engagement pour soutenir le candidat du parti qui aura eu le grand score au niveau des élections communales. Il faudra mettre de côté les egos personnels. Les candidats déjà prononcés n'auront qu'à retirer leurs candidatures.
Par ailleurs, face à une faiblesse flagrante du CNDD-FDD, il va de soi que les autres partis auront le loisir de se tester au niveau du premier tour des présidentielles. La coalition pourra intervenir au deuxième tour.
Le visage politique d'après les élections
Malgré l'absence des sondages, sauf ceux du CNDD-FDD, financés par la Documentation, sur demande du Président, on peut faire une estimation. La Documentation a sous traité ces sondages dans la grande discrétion. Selon un cadre de la Documentation qui a gardé l'anonymat, une ONG burundaise a refusé ce marché mais une autre l'a accepté après une négociation financière. Le résultat a été accablant : 25 % pour le CNDD-FDD.
Aujourd'hui, aucun parti politique seul ne peut décrocher une victoire. Ce n'est pas du temps de 1993 où le Frodebu dominait, ni en 2005 avec le CNDD-FDD. Les nouveaux partis politiques puisent dans le vivier des 3 anciens. L'UPD pompe sans gêne dans les rangs du CNDD-FDD, y compris dans l'entourage du Président. Le risque pour le CNDD-FDD est de retrouver le gros des militants et cadres à l'UPD. Il ne restera qu'à proposer la fusion avec l'UPD que Radjabu ne pourra accepter qu'à trois conditions à savoir sa libération, le retour à la tête du CNDD-FDD et le limogeage de quelques généraux, surtout Adolphe Nshimirimana.
Le FNL garde ses militants et surtout après la clôture du passage éclair de Kenese qui a été le pion du pouvoir et qui a été abandonné face à la pression internationale. Le FNL puise aussi au FRODEBU.
Le MSD puise à l'UPRONA, au CNDD-FDD, au FNL, au MRC. Avec ces mouvements politiques, il est difficile d'y voir clair. Personne ne peut dire quel parti sera en tête du CNDD-FDD, du Frodebu, du FNL, de l'UPD ou du MSD. Ce qui est sûr, c'est que ces partis auront chacun plus de 15 % de voix mais difficilement plus de 30 % . L'Uprona pourra faire aussi sa surprise si ce parti maintient le score de 2005.
Le paysage politique burundais d'après les élections sera fait de coalition de partis au pouvoir, véritable gage de la démocratie dans ces moments d'apprentissage démocratique. Si le CNDD-FDD se retrouve dans l'opposition, ça sera l'occasion de se recomposer avec des vrais patriotes et faire son autocritique. Il faudra un homme (ou une femme) nouveau qui n'a pas trempé dans la corruption. Compte tenu des cadres de ce parti, Onésime Nduwimana, actuel DG de la SOCABU, pourrait incarner le leadership de ce parti après une déroute électorale.
Les responsabilités devant l'histoire
Le Burundi a la chance d'avoir un homme neutre, pondéré, très courtois comme un diplomate et posé comme un évêque à la tête de la commission électorale. Pierre Claver Ndayicariye est l'homme de la situation. C'est l'homme qui fera démentir les propos pessimistes. S'il organise des élections transparentes et libres, il aura l'avenir devant lui et l'histoire le reconnaîtra. Avec une CENI neutre, des CEPI et CECI neutres, il y a lieu de dire que les élections ne pourront pas être trichées.
Une grande responsabilité incombe aussi au président du Sénat Rufyikiri. Il est le président de la campagne du CNDD-FDD. Si ce parti use de la violence, il sera tenu responsable de cette violence. il ne pourra pas dire qu'il ne savait pas. Gervais Rufyikiri connaît les rouages de la justice internationale et surtout la justice à compétence universelle de la Belgique, pays qui l'hébergeait avant 2004. Il a une grande responsabilité politique et juridique. Il ne serait pas honorable pour un homme de sa stature passer du perchoir du Sénat au dortoir d'une prison. C'est un homme que j'ai rencontré à Paris, très posé et intelligent. Cette désignation n'est pas une promotion mais une grande charge. S'il arrive à calmer les zélés du régime pour qu'ils ne perturbent pas les élections, il aura confirmé l'espoir qu'il incarne.
L'optimisme n'exclut pas la vigilance. La peur est un mauvais conseiller. Les Burundais devraient vaincre la peur. C'est cette peur qui a fait des ravages en 1972 et 1993.
Tuesday, December 29, 2009
Le Camp de Mutabila bientôt Fermé
Burundi (Burundi Tribune) - Le Camp de Mutabila en Tanzanie abritant quelques 35 milles réfugiés burundais sera bientôt fermé. La décision a été prise au cours d’une rencontre qui a réuni du 21 au 23 décembre 2007 à Kigoma les gouverneurs des provinces de Cankuzo, Ruyigi, Rutana, Makamba et Bururi qui font frontière avec la Tanzanie avec les autorités du district de Kigoma.
Le camp de Mutabira poserait problèmes de sécurité au niveau des deux pays. « Il y a des malfaiteurs qui se cachent dans le camp, après avoir commis des forfaits que ce soit au Burundi ou en Tanzanie », indique le gouverneur de Makamba, Thérence Ntahiraja.
Le gouverneur Ntahiraja fait savoir que les administratifs ont, à plusieurs reprises, tenté de convaincre les réfugiés de ce camp de rentrer au Burundi mais sans succès. Selon la même autorité, le camp abrite des réfugiés dont la grande majorité a fui le pays en 1993. La raison de ces réticences de rentrer serait une simple spéculation ; les réfugiés espèrent bénéficier d’un visa pour une autre terre d’accueil comme cela a été le cas pour certains des réfugiés de longue date.
Thérence Ntahiraja indique que des efforts de mobilisation ont été mené pour amener ces Burundais à rentrer mais peu décident de quitter ce camp de Mutabira. L’enveloppe de paquet retour a été revue à la hausse passant de 50 à 150 dollars américains. En plus tout réfugié qui rentre reçoit un vélo neuf, toujours selon le gouverneur de Makamba.
Environs 500 milles Burundais ont déjà gagné le bercail depuis 2000. Mais les rapatriés qui avaient fui le pays en 1972 se heurtent à un problème foncier sérieux, leurs propriétés ayant été occupées par des résidents qui les ont reçu de la part du gouvernement.
Le camp de Mutabira poserait problèmes de sécurité au niveau des deux pays. « Il y a des malfaiteurs qui se cachent dans le camp, après avoir commis des forfaits que ce soit au Burundi ou en Tanzanie », indique le gouverneur de Makamba, Thérence Ntahiraja.
Le gouverneur Ntahiraja fait savoir que les administratifs ont, à plusieurs reprises, tenté de convaincre les réfugiés de ce camp de rentrer au Burundi mais sans succès. Selon la même autorité, le camp abrite des réfugiés dont la grande majorité a fui le pays en 1993. La raison de ces réticences de rentrer serait une simple spéculation ; les réfugiés espèrent bénéficier d’un visa pour une autre terre d’accueil comme cela a été le cas pour certains des réfugiés de longue date.
Thérence Ntahiraja indique que des efforts de mobilisation ont été mené pour amener ces Burundais à rentrer mais peu décident de quitter ce camp de Mutabira. L’enveloppe de paquet retour a été revue à la hausse passant de 50 à 150 dollars américains. En plus tout réfugié qui rentre reçoit un vélo neuf, toujours selon le gouverneur de Makamba.
Environs 500 milles Burundais ont déjà gagné le bercail depuis 2000. Mais les rapatriés qui avaient fui le pays en 1972 se heurtent à un problème foncier sérieux, leurs propriétés ayant été occupées par des résidents qui les ont reçu de la part du gouvernement.
Tuesday, December 22, 2009
Tuesday, December 15, 2009
Next year general electon calender out
BUJUMBURA (AFP) — Burundi voters will directly elect the country's president at the second post-war election to be held in June next year, the electoral commission announced Tuesday.
Voters will choose a president on June 28, while polls for parliament will be held on July 23. Senators and county leaders will be elected on July 28 and September 7, respectively, said Pierre Claver Ndayicariye, the head of the National Independent Electoral Commission.
Unlike Burundi's first post-conflict election in 2005 when the president was elected by the two houses of parliament, next year will see the direct election of the country's leader.
"Although it does not appear in the timetable we have just released, the second round of presidential voting, if it becomes necessary, will be held on July 26, 2010, at the latest," Ndayicariye said.
In September, lawmakers passed a new electoral code after weeks of bickering.
"We are satisfied with this timetable because it conforms to what was agreed on in the electoral code and it respects the expiry of the terms of those who were elected in 2005," said Frederic Banvuginyunvira, the deputy chief of the country's main opposition party.
The small central African state is one of the world's poorest and is struggling to emerge from the effects of more than a decade of civil war.
Voters will choose a president on June 28, while polls for parliament will be held on July 23. Senators and county leaders will be elected on July 28 and September 7, respectively, said Pierre Claver Ndayicariye, the head of the National Independent Electoral Commission.
Unlike Burundi's first post-conflict election in 2005 when the president was elected by the two houses of parliament, next year will see the direct election of the country's leader.
"Although it does not appear in the timetable we have just released, the second round of presidential voting, if it becomes necessary, will be held on July 26, 2010, at the latest," Ndayicariye said.
In September, lawmakers passed a new electoral code after weeks of bickering.
"We are satisfied with this timetable because it conforms to what was agreed on in the electoral code and it respects the expiry of the terms of those who were elected in 2005," said Frederic Banvuginyunvira, the deputy chief of the country's main opposition party.
The small central African state is one of the world's poorest and is struggling to emerge from the effects of more than a decade of civil war.
Friday, December 11, 2009
Miss Burundi 2009
Sunday, November 29, 2009
Agathon Rwasa: Candidat presidentiel du FNL pour 2010
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