Saturday, July 18, 2009

Footballeurs Brésiliens attendus à Bujumbura

Bujumbura, Burundi - Une sélection d'anciennes vedettes de football du Brésil est attendue vendredi à Bujumbura pour un match amical contre l'équipe nationale burundaise, dimanche, a appris la PANA, de source sportive.

La composition de la sélection burundaise n'est pas encore connue du public, ce qui n'a pas empêché une certaine fièvre de monter depuis plusieurs jours de matraquage médiatique autour de l'évènement sportif inédit à l'intention des milieux sportifs de Bujumbura.

La délégation sportive comprendrait d'anciennes gloires brésiliennes ayant eu à défendre les couleurs nationales à plus d'une Coupe du monde, avant de prendre une retraite méritée pour se consacrer à des activités de bienfaisance, d'après le directeur du Sport de masse au ministère burundais de la Jeunesse et des Sports, Laurent Nzeyimana.

La sélection brésilienne ne viendrait cependant pas offrir que du spectacle sportif mais procédera en outre, à la distribution d'une importante quantité de ballons de football pour appuyer le développement du football au Burundi, a précisé M. Nzeyimana

Source: PANA Press

Wednesday, July 15, 2009

Nkurunziza: "Bamwe mu gutanga ako kazi babanza guhenura canke kwakira ibindi biturire vy’ubwoko bwose"

Source: Burundibwiza.com

Ce samedi 11/07/2009, le Docteur Président Pierre NKURUNZIZA a organisé à l’hôtel « KING’S » situé à l’avenue du large, une retraite à l’intention de quelques cadres fervents du CNDD-FDD pour leur donner des explications sur les malheurs survenus à Gitega ce mercredi le 08 juillet 2009. Pour donner un cachet prophétique à cette rencontre, le Président NKURUNZIZA s’est adressé à son auditoire pieds nus. Le contenu de son message se résume dans les points qui suivent :

1. La corruption, les malversations et l’adultère qui caractérisent les membres du parti au pouvoir. Certains ont été placés dans des postes de responsabilité juteux et en ont profité pour donner du travail aux autres moyennant des pots de vin de toute sorte, a-t-il précisé. Il l’a dit dans ces termes : « Bamwe mu gutanga ako kazi babanza guhenura canke kwakira ibindi biturire vy’ubwoko bwose ». (Certains pour attribuer du travail exigeaient aux bénéficiaires de faire l’amour ou d’autres formes variées de bakchich). Remarquez que quand on analyse le comportement de certains cadres du CNDD-FDD, cette vérité crève les yeux. Bon nombre parmi eux passent tout leur temps à la chasse aux jeunes filles communément appelées « Mutoyi » et sillonnent toutes les boîtes de nuit de la capitale à la recherche des victimes à croquer. Dans ce domaine, le patron des renseignements porte le flambeau suivi du sénateur RUKARA Mohamed qui, tous sont des champions aux résultats execos. Dans les mêmes bassesses, un couple de parlementaires a été dernièrement attrapé en flagrant délit à Gitega dans un hôtel dénommé « LE CARDINAL » entrain de s’amouracher. Sur ce point, le Président NKURUNZIZA avait raison à voir le comportement des cadres de son parti qui agissent comme des hystériques dans des bistrots, dans des coins redoutés d’héberger les grands faiseurs de femmes et parfois même dans les bureaux de service.

Concernant les voleurs des biens publics, le Docteur Pasteur a indiqué qu’il a toute une liste de ces derniers et les a invité à demander pardon sans préciser auprès de qui. En sa qualité de magistrat suprême, ne pas les présenter devant les institutions mises en place pour châtier pareils délits constitue une complicité, donc une haute trahison de sa part à l’endroit du peuple spolié.



2. Le comportement des membres du gouvernement issus du parti FRODEBU qui ont boycotté le dernier conseil des ministres. D’après lui, « Amaso y’ibikere ntabuza abavomyi kuvoma ». (Les yeux des grenouilles n’empêchent pas aux gens de puiser l’eau de la rivière). C’était une façon de les narguer car, malgré qu’ils soient sortis, le conseil s’est tenu et a statué sur les projets du code électoral et de la loi communale. Remarquez que quelques temps après le conseil des ministres, Mr NDABIRABE Gélase qui est Secrétaire Général du parti au pouvoir a qualifié le comportement des ministres du FRODEBU dans les médias d’indigne et d’unique au monde. Pourtant, il n’y a pas très longtemps, les ministres du CNDD-FDD membres du gouvernement de transition et dont le Président NKURUNZIZA, ministre d’Etat d’alors chargé de la bonne gouvernance, faisaient souvent la chaise vide n’eut-été la sagesse du Président NDAYIZEYE qui avait compris que le dialogue et la concertation valaient mieux que le forcing et la dictature dans un Etat démocratique. Un autre fait qui discrédite le discours du Président à ce sujet est que le cadre de dialogue initié par les accords d’Arusha et appuyé par USAID, BINUB, UE et autres préconise le consensus entre tous les acteurs nationaux. Le Docteur pasteur a-t-il voulu qualifier toutes ces institutions d’« yeux de grenouilles » ? Le Président américain OBAMA a été clair à ce sujet lors de son discours au Ghana. A entendre ses propos, d’aucun se demandent s’il ne s’adressait pas au Président NKURUNZIZA qui, après avoir démérité dans ses fonctions cherche à garder le pouvoir contre vents et marais. Le Burundi est un Etat qui vit presque des aides venant de l’extérieur. Comment pourra-t-il étouffer tout un peuple pour assouvir ses intérêts sectaires et gloutons du pouvoir ?



3. L’effondrement des locaux de la permanence du CNDD-FDD en construction à Gitega. Selon le Docteur pasteur, ce qui est arrivé est un signe très positif et encourageant pour le parti au pouvoir. Le bon Dieu a voulu leur témoigner son attachement indéfectible car, disait-il, l’immeuble pouvait s’écrouler pendant qu’ils y sont et le parti pouvait manquer de candidats en 2010. Il leur a exhorté de remercier le bon Dieu qui venait de leur prouver que la victoire aux prochaines échéances électorales est sûre et certaine. Selon toujours une source qui était sur place, il leur a demandé de changer de comportement, d’arrêter la corruption, les malversations et l’adultère. Faisait-il allusion à ces maux auxquels ses proches s’adonnent jour et nuit pour expliquer les malheurs qui venaient d’arriver à la fameuse permanence que certains appelaient déjà « PENTAGONE » ? Pourquoi alors a-t-il qualifié l’incident de précurseur de la victoire ? Il faut être Docteur en théologie pour trouver une explication à cette philosophie « peteriènne » !

Toujours est-il que l’ambiance n’était pas chaude comme à l’accoutumé pour commémorer

cette révélation divine.



4. La désignation d’une commission de discipline au sein de son parti CNDD-FDD

composée par 7 personnes dont les noms suivent :

- Mr HATUNGIMANA Léonidas (Président)

- Mr NDIKURIYO Révérien

- Mr NDAYIZEYE Sylvestre

- Mr NDUWUBURUNDI Félicien

- Mr BAREKEBAVUGE Alexis

- Mr NDAYIMANISHA Canisius

- Mme RURAHINDA Bénigne.

Toute cette équipe est constituée par des anciens combattants sauf Madame RURAHINDA qui représente son mari le Général Major Adolphe NSHIMIRIMANA. En plus, la liste est mono ethnique (7 hutu sur 7) pour des raisons connues de tous. En effet, les tutsi du CNDD-FDD ont été recrutés par l’honorable Hussein Radjabu, disent-ils, et n’ont fait que souiller l’image du parti. Ici, le nom de l’honorable BASABOSE Mathias est cité comme exemple et ils omettent volontairement de mettre en exergue Mr NTAKARUTIMANA Joseph, un tutsi de Ngozi qui sent et respire les crimes économiques les plus répudiants sous le règne du CNDD-FDD.

La création de cette commission intrigue plus d’une personne quand on sait qu’il y a un Conseil des sages qui devrait ramener les membres à la raison. C’est une fuite de responsabilités de ce Président qui n’ose pas prendre des sanctions contre ses amis de lutte. La commission sera-t-elle à mesure de sévir les Généraux tels que NSHIMIRIMANA Adolphe, BUNYONI Alain Guillaume, NDIRAKOBUCA Gervais, NDAYISHIMIYE Evariste, NGENDAKUMANA Léonard, NTIGURIGWA Sylas,…ou des civils comme, NGENDAKUMANA Jérémie, NDUWIMANA Onésime, RUKARA Mohamed, NTISEZERANA Gabriel, WAGARA Melchior,… sans oublier le Commandant Suprême lui-même puisque l’adage burundais dit que « UMUKURU W’ABATWA NI UWUBATWARA » ? Les crimes commis par les membres du CNDD-FDD sont tellement multiples que le Président NKURUNZIZA, surpassé et averti par la nature décide de les dénoncer sans oser pointer du doigt les auteurs de peur de se retrouver trahi par ses proches collaborateurs avec qui il partage le butin. D’emblée, on remarque que le Docteur Pasteur cherche à distraire ceux qui n’ont plus confiance en lui et qui l’accusent d’être à la base de la chute du CNDD-FDD. Cette commission n’existera que de nom et sa raison d’être n’est qu’utopique. Remarquez que lors de cette réunion-retraite, l’actuel Président du parti, le fictif Jérémie NGENDAKUMANA était absent pour des raisons jusqu’ici inconnues.



5. L’accoutrement des certains membres du CNDD-FDD a fait l’objet de la rencontre. Le Docteur Pasteur en chaussettes a pointé du doigt des gens qui se présentent en réunion avec des mini-jupes, des collants et des « PASURA » (jupes fondues jusqu’au niveau des cuisses) pour attirer l’attention des gens. Les porteurs de ces habits devront être sérieusement sanctionnés. Sûrement que ces derniers le seront s’ils n’orientent pas comme il faut le choix de leurs clients.



6. Enfin, deux personnalités dont l’honorable KANA Jean Fidèle et un autre dont le nom n’a pas été cité ont fait l’objet de l’allocution du jour. Celui dont l’anonymat a été gardé est accusé de ne pas accepter les conseils du Président NKURUNZIZA et de surcroit, il refuse de demander pardon pendant que les gens veulent faire de lui un héros. Nous croyions que cette personnalité est accusée de délits publics et ignorions qu’il prolonge ses jours à Mpimba pour avoir refusé les conseils de celui qui fait le malheur des burundais. Autre chose bizarre est qu’il n’a pas fait écho d’autres députés qui sont injustement incarcérés pour les mêmes mobiles politiques.

Quant à l’honorable KANA Jean Fidèle, le Président NKURUNZIZA a osé dire qu’il ère partout dans les pays comme Caïn le frère d’Abel malgré ses prières quotidiennes. D’après l’honorable KANA, NKURUNZIZA aurait essayé de le convaincre de rentrer au pays et regagner son parti d’origine sans succès. Il ajoute qu’il est à l’aise là où il est et ne peut pas revenir l’aider à détruire un bien qui lui était très cher. Le moment venu, il est prêt à donner d’autres précisions sur la personne qui le qualifie de Caïn alors qu’il n’a aucune responsabilité ni dans les malversations, ni dans l’écroulement de la permanence de Gitega. Il en est de même pour la personne dont l’identité n’a pas été révélée.



La rédaction profite de l’occasion pour saluer l’initiative prise par le Président de l’Assemblée Nationale qui a arrêté les travaux à l’hémicycle de Kigobe suite à l’incident qui venait d’arriver. Ce qu’il n’a pas fait lors des différentes tueries qui ont endeuillé le pays, il l’a fait quand même ce jour là. Si pareille initiative n’est pas une conséquence des pertes matérielles que son parti venait d’encaisser, nous l’encourageons d’agir de même chaque fois que de paisibles citoyens sont massacrés. Nonobstant toute interprétation que les gens peuvent faire, l’objet de la retraite du Président NKURUNZIZA à l’intention des membres qui lui sont encore fidèle (quelques cadres du parti, certains députés et sénateurs) prouve assez que le malheur des uns constitue le bonheur des autres. Si pour de telles démolitions en hommes et en bien le parti CNDD-FDD trouvera gain de cause, nous avons peur que d’autres sacrifices soient en cours de préparation pour confirmer une fois pour toute la victoire de NKURUNZIZA et son parti. Les gens devraient prêter attention aux écoles et dispensaires construites en cascade ainsi qu’au stade et complexe immobilier qu’il a érigé à Mwumba pour que le bilan des victimes ne s’alourdisse pas au profit de la victoire du CNDD-FDD. Comment peut-on espérer gagner les élections quand son peuple, la communauté internationale et la nature sont tous contre vous ? Nous attendons impatiemment ce coup de magie du Docteur pasteur. Que Dieu nous prête vie !!!

Elections de 2010 : des appels à plus de retenu et de dialogue

Source: Burundi (Burundi Tribune)

Plusieurs partis comme Le CNDD, l’UPRONA et l’UPD-Zigamibanga se joignent au FRODEBU pour dénoncer les « distorsions » contenus dans le projet de loi portant modification du code électoral.

« Cette attitude du CNDD-FDD est anti-démocratique. Le parti doit considérer aussi les avis de la population et respecter la loi » indique le président du CNDD, Léonard Nyangoma qui invite tout le monde même ceux du parti au pouvoir à protester pour amener le CNDD-FDD à rectifier le tir.

Même son de croche chez l’UPRONA, le parti de Rwagasore aussi représenté au gouvernement. Aloys Rubuka indique le projet de loi tel qu’il est aujourd’hui ne présage rien de bon au peuple Burundais. « On s’était convenu sur bien de choses dans ce projet ; mais ils ont inséré d’autres éléments que nous n’avions pas discutés à commencer par la charpente même du calendrier en l’inversant pour commencer sur les présidentielles », déplore le Président de l’Uprona.

Aloys Rubuka déplore aussi que l’on ait dépourvu la commission électorale de son pouvoir d’organiser les élections en le transférant au chef de l’Etat. Pour lui, cela témoigne de l’attitude égoïste du parti au pouvoir qui ne veut pas partager les avis.

Le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, pour sa part, indique que seul le gouvernement a la latitude de préparer des projets de lois. Il considère que l’on ferait peu de progrès si on laissait la tache à la quarantaine de partis politiques agréés au Burundi.

Craignant une paralysie des institutions à la veille des élections, la Coalition de la société civile pour le monitoring des élections, COSOME, en appelle aux politiciens à faire montre de plus de retenue. « 5 ministres qui quittent le conseil est à mon avis un événement qui doit être pris en considération par le gouvernement comme étant un problème sérieux à régler » indique Jean-Marie Vianney Kavumbagu, Président du COSOME. « Il faudra continuer le dialogue surtout pour les questions qui n’ont pas été épuisées ou alors qui n’ont jamais été portées dans les débats », conseille Mr Kavumbagu.

Les points de discorde sont notamment les questions en rapport avec la caution de 15 millions de francs burundais à verser pour les candidats aux présidentielles que la plupart des partis considèrent trop élevée alors que ce montant n’avait jamais fait objet de discussions dans les différents débats. Les 2 parties ne s’accordent pas non plus sur le type de bulletins (uniques ou multiples) et le calendrier des élections ; le parti au pouvoir tient à commencer par les présidentielles alors que les autres partis proposent les communales d’abord pour terminer sur les présidentielles.

Les 5 ministres issues du parti Sahwanya Frodebu ont claqué la porte du conseil des Ministres de ce jeudi 9 juillet. Raison : ils venaient de « constaté de graves distorsions » dans le projet de loi leur présenté pour étude. « Plusieurs parties de ce projet s’écartent totalement des orientations convenues lors des différents cadres de concertation » indiquait la déclaration signée par les 5 ministres, Euphrasie Bigirimana, Anatole Kanyenkiko, Rose Nduwayo, Vénérant Bakevyumusaya et Ferdinand Nderagakura, ce jeudi.

Thursday, July 9, 2009

Le chantier du CNDD-FDD : 18 morts déjà.

Burundi (Burundi Tribune) - Il est 17h30 heure de Bujumbura A GITEGA le bilan de l’écroulement de la permanence du CNDD-FDD s’alourdit. On fait état de 160 personnes qui étaient au chantier ce matin, et les constructions tombèrent sur eux au moment où on procédait à l’appel des présents. Certains demeurent toujours sous les décombres, une cinquantaine a été blessée, plus d’une vingtaine le sont gravement, avec à cette minute 18 morts déjà enregistrés au seul morgue de l’hôpital de Gitega. Le nombre de morts pourrait augmenter davantage.

Certaines des victimes ont été acheminées à Bujumbura car le personnel médical de GITEGA se dit débordé. Même à cette minute il est toujours à l’oeuvre et n’a pas eu droit au repos de midi. Les médias n’ont pas eu accès à l’endroit du scandale et toutes les informations proviennent des rescapés rencontrés aux lieux sanitaires. Les véhicules des services publics, des bienfaiteurs et même des privés de GITEGA ont été tous mobilisés pour le déplacement des blessés.

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Clika ngaha mwumvirize iki Kiganiro.
Ntidushobora kwemeza ukuri kuri muri ino Interview, ariko umuntu yumviriza amaradio mu Burundi, arashobora kumva amajwi y'abamenyesha makuru dusanzwe twumva...
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M.N: Ico ukoresha ino nkuru bikuvako, ariko hamwe vyoba ari ukuri, koba ari akamaramaza!

Vugaduhabwe

DECLARATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DU BURUNDI ISSUS DU PARTI SAHWANYA - FRODEBU

Sourec: Burundi news, le 09/07/2009
Ce jeudi 09 juillet 2009, un projet de code électoral a été présenté dans le Conseil des Ministres pour analyse. A l’issu de la lecture du dit projet de code, nous, soussignés, Membres du Gouvernement du Burundi issus du Parti Sahwanya-FRODEBU, avons constaté de graves distorsions dans son contenu, notamment :

1. Alors que l’exposé des motifs prétend que les orientations qui ont été données par les Partis politiques et la société civile dans les différents cadres de concertation et de dialogue ont permis de confectionner ce projet, nous constatons que plusieurs parties importantes de ce projet s’en écartent totalement.

2. Le projet de code électoral déclare que l’ordre des élections a été inversé par rapport à l’année 2005, alors que ce point sensible n’a jamais fait objet d’orientation commune entre les différents partenaires. Par ailleurs plusieurs participants à ces cadres avaient formellement rappelé que la succession des élections a été arrêtée par les mandats en cours conformément au prescrit de la Constitution et du code électoral.

3. De plus, le projet de code électoral tente sournoisement de céder au Président de la République les pouvoirs impartis à la CENI de fixer le calendrier électoral. Ceci est bien visible dans l’article 11 du Projet de code où il est prévu un décret présidentiel qui préciserait la chronologie des séquences des scrutins.

4. Le projet de code électoral semble indiquer que le premier scrutin sera celui du Président de la République, alors que cela est contradictoire aux articles 96 et 103 de la Constitution qui précisent le mandat et les délais impartis pour l’élection du Président de la République.

5. Le projet de code introduit aussi une majoration extrême de la caution des candidats Président de la République qui n’a jamais fait objet de débat au sein des différents cadres de concertation qui se sont souvent réunis sur ce thème de processus électoral.

6. Le projet de code électoral veut consacrer l’usage des bulletins de vote multiples, alors que plusieurs partenaires au cours des concertations organisées à ce sujet avaient opté pour le bulletin unique.

7. Enfin, le projet de code électoral contient plusieurs modifications importantes qui n’ont jamais été évoquées ni dans ces différents cadres de concertation et de dialogue, ni dans l’exposé des motifs, et ce d’une façon sournoise, comme pour cacher le contenu, rendant ainsi le projet de code illisible.

Au cours de la réunion du Conseil des Ministres, nous avons attiré l’attention de l'autorité compétente en l’occurrence Son Excellence Monsieur le Président de la République sur ces faits graves pour lui demander de renvoyer le dossier dans les cadres de concertation politiques pour une meilleure entente, afin d’éviter une autre grave crise politique qui se profile à l’horizon.
Remarquant avec grand regret que notre appel n’a pas été entendu, nous avons décidé unanimement de ne pas participer aux délibérations de ce dit projet de code électoral aussi longtemps qu’il ne sera pas le fruit d’une entente harmonieuse entre les partenaires politiques concernés.
Nous réitérons notre demande à Son Excellence Monsieur le Président de la République de privilégier le dialogue et la concertation pour résoudre ce grave conflit tel que cela avait été fait pour la mise en place de la CENI.

Fait à Bujumbura

Les membres du Gouvernement du Burundi issus du Parti Sahwanya- FRODEBU

1. BIGIRIMANA Euphrasie

2. KANYENKIKO Anatole

3. NDUWAYO Rose

4. BAKEVYUMUSAYA Vénérand

5. NDERAGAKURA Ferdinand

Monday, July 6, 2009

Travaux communautaires à la construction de la permanence du CNDD-FDD à Ngagara

Source: Burundi free news
Par Gratien Rukindikiza
Burundi news, le 06/07/2009

La négation de la démocratie est une chose courante dans des pays africains. Ceux qui arrivent au pouvoir par les voix se retrouvent souvent de vrais dictateurs. Les militaires n'ont pas le monopole des pires dictatures. Quelque soit le moyen pour arriver au pouvoir, la façon de diriger est fonction de l'amour qu'on a de sa patrie, de son peuple et du sens de responsabilité.

Au Burundi, l'arrivée du CNDD-FDD avait été pressentie comme l'ère de la démocratie, de l'ordre dans le pays. Les Burundais ont vite constaté qu'il y avait tromperie sur les idées et les hommes. Le parti ayant l'objectif de défendre la démocratie a été le vrai fossoyeur de la démocratie. Aujourd'hui, la question se pose de ce que veut réellement le CNDD-FDD. Devenir un parti unique ou un parti Etat?

Parti unique avec des idées iniques

Le CNDD-FDD donne l'impression d'un parti unique au Burundi. Ses meetings peuvent être improvisés avec une marge d'une nuit comme la dernière fausse manifestation contre l'homosexualité mais destinée en réalité à défier le Président du Sénat Rufyikiri et ses amis. La police a laissé la manifestation se faire sans se soucier des enfants qui devaient être à l'école, détournés pour la fausse cause.

Les autres partis politiques se voient refuser de faire des meetings, voire des rencontres alors que la loi stipule bien qu'il s'agit d'information à l'autorité communale et non une autorisation. Ces refus sont synonymes d'une peur, la peur de démonstration de force, la peur de voir les militants du CNDD-FDD démobilisés ou démoralisés. C'est une attitude des chefs qui doutent de leur capacité de gagner les élections. Si le chef doute, la troupe pense déjà à la défaite.

Cette injustice se retrouve à plusieurs échelons à l'égard de ceux qui n'ont pas la carte du parti au pouvoir. Une erreur fondamentale car le CNDD-FDD ne peut pas gagner avec les voix des seuls militants.

Parti Etat ou parti de la mangeaille?

Il est difficile au Burundi d'avoir un emploi, une promotion sans avoir la carte du parti au pouvoir. Les départs ou limogeages des proches de Radjabu ont été suivis des entrées au CNDD-FDD dans des proportions moindres. Certains ont même fait un jeu d'y entrer mais en visant un poste donné. Je me souviens de cette personne qui voulait un poste donné, qui m'avait dit qu'elle est sûre et certaine de l'obtenir en entrant ou en ayant la carte du CNDD-FDD. Les désirs ont été des réalités mais cette personne n'entend pas voter le CNDD-FDD. Sa carte de parti est synonyme de cette promotion. Combien de gens ont-ils fait comme cette personne? Combien de commerçants sont-ils entrés au CNDD-FDD pour bien frauder, ne pas payer d'impôt, se soustraire aux poursuites? Des centaines, voire plus.

Le parti est devenu un parti Etat. Il nomme à plusieurs postes de l'administration. Il est souvent entendu que tel a été envoyé par le parti; comme une obligation d'embauche. Les Burundais ne sont pas si bêtes, la carte du parti pour nourrir sa famille n'est pas une honte mais la voix dans l'urne suit ce qui est de la conviction.

Président du Burundi ou président des militants du CNDD-FDD?

Depuis la royauté, les rois étaient les pères de la nation "Sebarundi". Dès l'élection d'un Président, il devient le Président de tous les Burundais et devrait se mettre à l'écart des activités de son parti politique. Ce qui se passe actuellement est une véritable aberration. Le président du conseil des sages, véritable organe de décision au CNDD-FDD, n'est autre que le Président de la République.

La dernière démonstration de l'oubli du rôle du chef de l'Etat est la consécration du samedi des travaux communautaires à la construction de la permanence du CNDD-FDD à Ngagara. En principe, ces travaux doivent servir à l'intérêt public et les habitants de cette commune aurait dû participer à ces travaux. Or, c'est la permanence du CNDD-FDD à construire. La question qui se pose est de savoir si ses conseillers ne lui ont pas dit qu'il est en train de casser ce qu'il a lui-même mis en place. A quoi sert alors ces travaux qui ne sont plus communautaires? Ira-t-il construire la permanence du MSD ou de l'UPD? Je ne crois pas. Si les cadres du CNDD-FDD ont trouvé normal cet acte de ce samedi passé, il y a à se poser des questions.