Sunday, June 6, 2010

Le gouvernement te chasse mais nous, nous ne te chassons pas

Photo D'Iwacu-Burundi.
Source: Journal Iwacu
Dans les jardins de l'hôtel Ubuntu, les visages étaient graves. Même si Pacifique Nininahazwe,le délégué général du FORSC, a dit que ce n'était pas une soirée « d'adieu », tout le monde a compris que le moment était particulier. Ok, pour reprendre les mots de Nininahazwe, ce n'était qu'un « au revoir » mais avec un ton qui donnait la chair de poule, les mots étaient forts: « Nous nous ne te chassons pas Neela, sache que tu restes dans le cœur des milliers de Burundais.» Neela Ghoshal, représentante de Human right watch a été expulsée par le gouvernement Burundais le 18 mai 2010. Pacifique Nininahazwe est revenu sur l'engagement de Neela Ghoshal. Selon lui, celle-ci n'a ménagé aucun effort pour défendre les droits des plus faibles pendant les trois ans qu'elle vient de passer au Burundi. Plusieurs cadeaux, dont « un diplôme d'honneur » lui ont été décernés par les associations Burundaises de la société civile.

On peut chasser Neela du Burundi mais pas le Burundi de Neela


Neela Ghoshal a pour sa part remercié le peuple burundais en général et ces associations en particulier pour leur franche collaboration et leur accueil. « J'ai été bien accueilli et bien accompagné tout au long de mon séjour ici. C'était une expérience enrichissante », a-t-elle souligné.
Selon elle, on peut « la chasser du Burundi mais on ne peut pas chasser le Burundi de son cœur. » La chercheuse de Human right watch a ensuite exhorté ces associations à continuer la lutte pour les droits humains. Elle a promis que son organisation va continuer de plaider pour que le gouvernement du Burundi revienne sur sa décision.
Rappelons que la décision d'expulser Neela Ghoshal lui a été communiqué à travers une lettre datée du 18 mai 2010 par Augustin Sanze, ministre burundais des Relations extérieures. Il informait la chercheuse que le gouvernement annulait son agrément en tant que représentante de Human Right Watch au Burundi. La lettre demandait qu'elle cesse aussitôt ses activités et qu'elle quitte le pays définitivement d'ici le 5 juin.
Dans la même lettre, le gouvernement indiquait avoir pris cette décision sur base des critiques du récent rapport de Human right watch sur la violence politique dans la période pré-électorale. Le gouvernement a affirmé, entre autres, que le rapport faisait preuve d'un parti prie contre lui et le parti au pouvoir.
Plusieurs ambassadeurs et diplomates accrédités au Burundi (Belgique, France, Allemagne, Etats-Unis,le BINUB, etc) étaient venus s'associer avec la société civile burundaise attristée par l'expulsion d' une collègue déterminée. Les diplomates ont pris la parole pour louer les qualités de Neela mais aussi pour lancer un message en faveur du respect des droits de l'homme.

Thursday, June 3, 2010

Burundi Scrutin, notre propre histoire qui nous hante!

Pour plus d’une semaine, les burundais votants attendent les résultats des urnes: Ce que la commission électorale indépendante (CENI) a tenté de publier n’est qu’une imagination. Les raisons : il ya encore des urnes non comptées, la CENI ne peut pas présenter au peuple Burundais les PV signés par les tous les mandataires attachés aux bureaux de vote etc.
Le problème Burundais est plus fondamentale voire même transcende les élections elles-mêmes. Ces élections viennent de prouver que les principes sur lesquels la nation est fondée son justement imaginaires : Par exemple, le concept d’Ubushingantahe est utopique. Ce scrutin et ces résultats mettent en cause la valeur même de ce que ca signifie être Umushingantahe. Avez-vous écouté ces gens qui se sont permis d’aller sur les ondes pour soutenir « ibisutamye » comme on le disait ? Quelle inspiration donnent-ils à leurs enfants ? Que la fin justifie les moyens? Que c'est OK de mentir? En tout cas nul de neuf vraiment. C’est l’histoire de ce petit pays de Mwezi Gisabo qui nous hante.
Supposons que tricher en soit n’est complètement mauvais, en fait Gorges Bush a aussi triché pour son réélection contre Al gore. Mais tricher comme l’a fait le pouvoir CNDD-FDD montre une immaturité, une ignorance et, bref son inaptitude de se présenter comme leader d’un pays complexe comme le notre. Le peuple Burundais n’est pas ignorant, tout simplement pauvre. Disons que si le parti de Nkurunziza s'ést donné 40 pourcent des votes et diviser le reste aux autres partis; les partis d’opposition se seraient demander s’ils avaient fournis d’effort nécessaire pour sensibiliser leur membres plus tôt de penser qu’il s’agissait d’un scrutin triché. Merci au CNDD-FDD de nous rappeler que ta raison d’être est simplement nous ramener le monopartisme que tu as combattu : c’est l’histoire de ce petit pays de Mwezi Gisabo qui nous hante.
Aux partis de l’opposition, celui-ci n’est pas le temps de retourner à Kigobe, Kajaga, Arusha…c’est plut tôt un moment favorable pour nous signifier que nous n’avons pas besoin de 45 partis politique dans ce petit pays. Que en fait vous representer un peuple affamé de justice; paix et pain.
Le problème du scrutin est moral en mon avis. Personne n’est obligé d’être un héros à quiconque sauf ses propres enfants. Pour l’amour de nos enfants, léguez à vos enfant ce que Buyoya, Michombero, Bikomagu etc n’ont pas laissé aux leurs ! La solution est simple; on ne devient riche que quand on est honnête et puis « aho muri hari abandi, kandi n’ejo hazoba hari abandi ». Votre prochaine tâche est de demander à l’Eternel de vous donner mille et une années de vie pour nous subjuguer à votre terreur. Même Hitler est passé, Boyoya est tombé, Mandela libéré…il vous faut tout simplement de lire l’histoire !

Wednesday, May 12, 2010

Portrait of the 2010 Burundian presidential Candidates

With a dozen of candidates already announced for the coming presidential Burundian election, we thought we can give a short portrait of each candidate. Today, we wish to talk about Leonard Nyangoma. Please feel free to add additional information that you might know about this candidate: Here we exercise free speech to objectively inform. Remember:"Utora nabi ugatwarwa nabi"!

It is almost impossible to summarize the feats of Honorable Leonard Nyangoma in few pages. But I can fearlessly allow myself to state that Mr Nyangoma has contributed to the freedom, and the fulfillment of the independence of the People of Burundi at the rank of Prince Louis Rwagasore: Where as Rwagasore fought the white men, Nyangoma and his followers fought injustice, fought inequality, fought against the colonization of some Burundians toward their fellow Burundians. In the following paragraphs, we wish to explore the biography and major political accomplishments of honorable Leonard Nyangoma actual presidential candidate of the CNDD party he founded after the assassination of SE Melchior Ndadaye in 1993.
Honorable Leonard Nyangoma was born in Bururi, a southern province of the Republic of Burundi in 1952. He graduated from the University of Burundi in 1979 obtaining a degree in Mathematics. His public service has been in the field of education. Those who had had a chance to be taught by this genius recall those times where such a thing as Maths Club existed in High schools…
Nyangoma is a known pioneer of the workers’ union movement in Burundi: he was a leader of the Burundian workers’ movement since 1988 to 1993. Among his greatest initiative is his fierce participation in the creation of the current coalition of the protection of Human rights known to many as League Iteka, the creation of the current union of teachers known to many as syndicat SLEB…we can go on and on! What most morons of the Burundian political history ignore, is that Honorable Nyangoma stood up to denounce publically the ethnic and regional discrimination of the political regimes of the time (see Ninde.org).
In the struggle for equality, Honorable Nyangoma co founded Frodebu in 1988. His role as a great organizer led to a massive victory in 1993. His plan was to bring politics to the communities, to the hills and actively involve the mass, a simple principle, which is indeed what Democracy is all about. He was then elected as Member of Parliament in 1993 and appointed as Minister of public service and refugee affairs.
Honorable Nyangoma was among the top leaders targeted by the Burundian army in the planned assassination that left the Hutu community mourning the death of SE Ndadaye Melchior and many of his collaborators. Some Tutsi were targeted and killed such as Jules Bimazubute, etc. Nyangoma was then appointed by the leaders in Exile to head a massive popular resistance against the murderers. Thus was born the CNDD and its armed wing FDD; that was in September of 94. NO ONE, can deny the fact that the real popular resistance and the walk toward the kind of peace that Burundi has today starts here. This is not to undermine the effort by Palipehutu and Frolina that were born before this date, however, a national campaign against the Buyoya regime and those convinced of a Burundi for only some began here, with the Leadership of Leonard Nyangoma.
One has to mention that in the years that followed, problems inside and outside the party led to a separation between CNDD and CNDD-FDD. For those who are free enough to think, we understand that regionalism is a sensitive issue any enemy can use to divide a party of the magnitude of CNDD.
Today, Nyangoma remains the most vocal leader of opposition that dares to publically denounce the abuse of power, the incompetence and corruption of the Nkurunziza led government. His party, CNDD writes annually an objective report of the shortcoming of Mr Nkurunziza and his regime.
Leonard Nyangoma was elected as a presidential candidate for the CNDD. We wish him the best of luck and we would like to finish this with a quote from Ninde.org about Nyangoma. It is in French and we apologize for those who don’t read the language of Moliere. Translation on demand!
“Léonard Nyangoma, un homme qui positive fermement.
D’après ceux qui connaissent Nyangoma Léonard, il est un homme sans haine ni rancune. Des gens, Nyangoma Léonard retient surtout ce qu’ils ont fait de bon. Mais il corrige fermement les erreurs et n’accepte rien sans l’examiner. Il est fidèle en amitié, sait plaisanter avec mesure et finesse, il communique en animateur dynamique. Il travaille beaucoup, aime écouter et observer, recherche la critique positive et répond le plus tôt possible aux messages ». Ninde.org.

Thursday, April 29, 2010

Affaire Manirumva: des témoins sont éliminés - Un témoin raconte

Source: Journal Iwacu

L’organe d’information du parti Sahwanya Frodebu a publié un article dans lequel il affirme que des témoins gênants dans l’assassinat d’Ernest Manirumva sont en train d’être assassinés. Iwacu a vérifié une à une les affirmations de l’Aube de la Démocratie dont un des rédacteurs, Pancrace Cimpaye, a dû prendre la fuite.

1. L'Aube de la démocratie a écrit qu'Ezéchiel Icoyishakiye était un agent de transmission du colonel David Nikiza. Il était emprisonné au BSR (Bureau Spécial de Recherche) pour avoir trempé dans l'assassinat d'Ernest Manirumva. Il a été transféré au centre neuro psychiatrique de Kamenge (communément appelé chez le gentil) mais malgré les assurances du commissaire adjoint de la BSR c’est homme dans la nature. Vrai ou faux

Vrai. D'après les enquêtes menées par Iwacu, Ezéchiel Icoyishakiye, était effectivement un AT (Agent de Transmission) du colonel David Nikiza. Selon les informations recueillies auprès de ce centre qui s'occupe des malades mentaux, trois policiers ont amené Ezéchiel Icoyishakiye, menotté, chez le gentil. Ce policier a été admis à l'hôpital le 8 février de cette année: «La police nous a indiqué qu'Ezéchiel Icoyishakiye agressait d'autres détenus et cassait tout objet», affirme un des responsables de l'hôpital. Cette source indique aussi que ce policier a été mis en observation à partir du 9 février mais curieusement, il ne manifestait aucun signe d'un malade mental: « C'était peut-être une façon de le faire sortir de la prison », pense une infirmière de cet hôpital. Elle ajoute qu'Ezéchiel Icoyishakiye a eu droit à une sortie autorisée mais suivie le 10 février: « Il n'est plus sorti depuis ce jour parce que visiblement personne ne le gardait. »
Des gardes-malades retrouvés chez Le Gentil affirment que deux agents qui devaient garder Ezéchiel Icoyishakiye sont partis. Des sources proches de la direction du centre neuro-psychiatrique de Kamenge précisent que l'hôpital a averti la police du départ de ces deux gardes-malades mais celle-ci n'a pas envoyé d'autres policiers pour continuer la garde. Ezéchiel Icoyishakiye a profité du moment où l'on refaisait des installations électriques le 4 mars dans hôpital pour s'enfuir . Il serait actuellement en cachette dans la province de Bubanza.

2. L'Aube a écrit que Nzisabira qui était aussi agent de transmission de David Nikiza est porté disparu. Vrai ou faux


Vrai. Différentes personnes qui le connaissent interrogées par Iwacu indiquent qu'elles ne l'ont pas vu depuis six mois.

3. L'Aube de la démocratie a écrit que la troisième victime qui a échappé à cette campagne d'élimination est Sylvestre Niyoyankunze chauffeur du général de brigade Gervais Ndirakobuca, alias « Ndakugarika » (Je vais t'éliminer). Il a reçu des balles à la poitrine à Bwiza à la 1ère avenue. Vrai ou faux


Vrai. Sylvestre Niyoyankunze, est effectivement un agent de la police et chauffeur de Gervais Ndirakobuca, directeur général adjoint de la police nationale. Il est allé prendre un verre dans la nuit du 13 au 14 mars de cette année dans un bistrot situé à la 1ère avenue dans la commune urbaine de Bwiza. La version de la police est que des bandits ont fait irruption dans ce cabaret pour s'emparer des téléphones et des sommes d’ argent des clients. Ce policier est intervenu pour arrêter ces bandits et lui ont tiré dessus. Néanmoins, ceux qui étaient sur les lieux ce jour-là indiquent le contraire. D'après M. G, serveur dans ce bistrot, des hommes non identifiés sont venus ce soir dans ce cabaret: «Ils ne sont pas entrés à l'intérieur mais ils ont envoyé quelqu'un pour chercher Sylvestre Niyoyankunze.» A sa sortie, témoignent les clients qui ont assisté à toute la scène, il a immédiatement reçu des balles et ces hommes armés sont partis sans être inquiétées. Interrogé à ce sujet, Pierre Channel Ntarabaganyi, porte-parole de la police a signifié à Iwacu que le mieux serait de chercher nous même « le policier afin de nous entretenir avec lui. » Iwacu a essayé de le contacter, une fois il a décroché le téléphone mais n’a pas voulu nous rencontrer. Des sources dignes de foi indiquent que Sylvestre Niyoyankunze a est terrorisé parce que ceux qui savent qu'il détient la vérité sur l'assassinat d'Ernest Manirumva le cherchent pour l'éliminer. Il vit caché.

4. L’organe d'information du FRODEBU a écrit que la dernière victime est le capitaine Pacifique Ndikuriyo. L'Aube a précisé que cet officier subalterne avait refusé la mission d'exécuter Ernest Manirumva parce que c'est un converti, « born again ». Vrai ou faux

Vrai. Sa veuve confirme effectivement que son mari était un « sauvé » qui ne pouvait pas accepter de commettre un crime. Il a été assassiné par des hommes en armes le 30 avril même si l'Aube avance la date du 20 avril. Iwacu a retrouvé la veuve de Pacifique Ndikuriyo mais celle-ci n'a pas voulu faire de commentaires. Elle demande seulement que les assassins de son mari soient identifiés et traduits en justice. Néanmoins, des témoins qui ont requis l'anonymat affirment que ce capitaine a été abattu parce qu'il en savait trop: « Une circulation inhabituelle des véhicules de la police le soir de son assassinat à son domicile situé à la 11ème avenue du quartier Mutakura dans la commune urbaine de Cibitoke. Un des agents du capitaine Pacifique Ndikuriye, un surnommé « Mwarabu » avait déserté son poste le soir de l’assassinat.

5. L'Aube de la démocratie a écrit que le directeur de la prison de Rutana a transféré le prévenu Joseph Ntirampeba alias Birara à Bujumbura. Ce démobilisé avait été arrêté par la commission d’enquête. La commission avait interdit ce transfert. Vrai ou faux

Vrai. Une source proche de cette commission confirme l'information. D'après les enquêtes menées par Iwacu, Joseph Birara est un démobilisé qui habitait le quartier Muyinga de la commune urbaine de Kinama avant de se réfugier dans la province Rutana. Il a été engagé dans une société d'énergie appelée SAMANKOR où un haut cadre du service national des renseignements l'a recommandé. Il a été arrêté et emprisonné à Rutana par la 3ème commission d'enquête. Cependant, le directeur de cette maison de détention l'a transféré à Mpimba à l'insu de la commission. Cette dernière a arrêté ce directeur de la prison Rutana. Il est incarcéré à la prison centrale. Nous avons essayé de rencontrer à Mpimba ce directeur de la prison Rutana pour qu'il nous dise celui qui lui a intimé l'ordre de transférer Joseph Ntirampeba sans succès.

6. Le journal du parti Sahwanya FRODEBU a écrit que la camionnette ainsi que l'agent de transmission du directeur des douanes étaient dans la nuit du 8 avril au domicile et au bureau d'Ernest Manirumva. Vrai ou faux

Vrai. Le directeur des douanes a déclaré devant la commission que sa camionnette avait été réquisitionnée par la police présidentielle. Mais au sujet de l’agent de transmission arrêtée Iwacu a constaté que c’est plutôt un certain Albert Sibomana un démobilisé qui gardait le chantier d'Ezéchiel Nibigira, directeur des douanes. La troisième commission l'a arrêté, il est emprisonné à Mpimba.


Temoignage


Il vit dans la clandestinité depuis le début de cette année. C'est un policier qui dit avoir participé à l'assassinat d'Ernest Manirumva sans le savoir. S.J. a livré son témoignage à Iwacu parce qu'il estime que sa vie est en danger.


Selon lui, cinq réunions de préparation de cette tuerie se sont déroulées chez certains officiers supérieurs de la police et de l'armée deux mois avant le passage à l'acte : « Nous sommes allés chez unofficier de la police à Kibenga trois fois, au quartier Kigobe chez un officier supérieur de l'armée deux fois. » Il se souvient surtout de la date du 8 avril 2009, la veille de l'assassinat d'Ernest Manirumva.
S.J. témoigne que l'opération a commencé vers 22 heures ce jour-là: « Nous sommes allés à Mutanga Sud. Arrivés sur les lieux, on nous a dit de sécuriser les axes, car une haute personnalité allait voyager tard dans la nuit. Nous nous sommes exécutés. »

Ce policier indique qu'une voiture est arrivée tout de suite sur les lieux. « J'ai vu l'officier qui habite à Kibenga et deux agents de transmission dont les noms sont connus en sortir. Puis deux autres voitures sont arrivées : celles de l'officier de Kigobe et celle d'un autre officier de la police qui avait participé aux cinq réunions. »
Selon toujours ce témoin, un groupe de deux éléments de la police filait Ernest Manirumva : « Quand il est arrivé chez lui, l'officier de l'armée a donné un masque à l'un des agents de transmission. L'autre officier qui habite Kibenga les a suivis. Ils sont entrés chez Ernest Manirumva. Ils sont ressortis après plus ou moins dix minutes, transportant quelqu'un. J'ai pensé que c'est une personne qu'on vient d'arrêter. Ils l'ont fait monter dans une camionnette. » Le témoin affirme qu’il ne connaissait pas Ernest. Manirumva.

« Notre rôle était de sécuriser les axes routiers »

Par après, S.J et ces autres agents de transmission ont reçu l'ordre de partir: « Il y avait trois véhicules. Nous sommes passés par le boulevard du 28 novembre, passés devant l’hôpital Roi Khaled », se rappelle-t-il. Arrivés à la gare du nord, les trois véhicules se sont dirigés vers le centre ville: « Nous sommes passés près du mess des officiers du côté de la cathédrale Régina Mundi et nous avons longé la route qui mène vers l'hôpital clinique Prince Louis Rwagasore. Nous nous sommes garés près du bureau de la Commission de Désarmement. L'officier de Kibenga a sorti la personne de la camionnette et l'a conduite dans un bâtiment situé près des locaux de la commission de désarmement », signale-t-il.
Ce policier se rappelle qu'ils ont, encore une fois, reçu l'ordre de sécuriser les axes routiers. L'officier de Kigobe nous a dit qu'un minibus de marque Hiace allait arriver et qu'il faudra qu'on le laisse passer. Ce minibus est arrivé à peu près vingt minutes plus tard. Deux personnes qu’il n’a pas pu identifier sont sorties et entrées dans un bâtiment proche de la Commission de Désarmement.
Au bout d'un moment, les deux officiers de la police dont celui de Kibenga et les autres sont ressortis. Nous sommes repartis à Mutanga Sud et nous nous sommes déployé de la même façon pour sécuriser les axes routiers, raconte-t-il. « Le minibus s'est garé près de l'entrée du domicile d'Ernest Manirumva. Deux personnes et un chauffeur étaient à bord. Les deux personnes ont transporté quelque chose vers la maison puis sont revenues. Nous sommes tous remontés dans les véhicules. »

S.J. indique qu'après l'opération, on l'a déposé à la position policière se trouvant près de l'ambassade des États-Unis d'Amérique à côté de la société d'assurance Socabu : « C'est là où j'ai passé la nuit. C'est seulement le lendemain qu’en apprenant à la radio qu'une personne à été retrouvée morte à Mutanga Sud que j'ai compris ce qui s'était réellement passé cette nuit-là. »

« Je ne perçois plus mon salaire »

Quelques mois après, l'officier de la police ci-haut cité lui demande de charger Hilaire Ndayizamba comme étant le commanditaire de cet assassinat: « J'ai travaillé chez l'homme d'affaires Hilaire Ndayizamba. Je faisais partie de sa garde à une certaine période et comme nous sommes ressortissants de la même province, cet officier était sûr que j'arriverai à convaincre les enquêteurs, mais j'ai refusé. »
Après quelques jours, indique S.J, le même officier l'a convoqué, mais par peur il ne s'est pas présenté à son bureau : « Des amis m'ont dit qu'il s'est lui même déplacé jusque-là où je travaillais pour, disait-il, s'entretenir avec moi. Il a même ordonné à mon chef direct de m'arrêter. Ce jour-là, je l'ai vu de mes propres yeux et je suis retourné dans ma cachette. » D'après S.J, cet officier a alors récupéré son fusil. Fin janvier, notre source constate que son salaire n' a pas été versé:« J'ai compris le message et suis parti. »
Selon des organisations de la société civile, elles ont demandé à la troisième commission d'enquête sur l'assassinat d'Ernest Manirumva d'écouter S.J. moyennant une garantie de protection des témoins. Celle-ci a accepté de l'écouter, mais n'a pas donné de garantie de protection, arguant qu'elle n'avait pas la possibilité de le faire.
Pour ces organisations de la société civile, cela est inacceptable, car elles pensent que la commission envisageait d'emprisonner S.J. Ces organisations estiment que la vie de ce policier serait en danger parce qu'il serait plus exposé en prison qu'ailleurs.

Saturday, April 24, 2010

Heart Breaking Breaking News!


Nkurunziza proclaimed candidate for 2010 presidential candidate by his political party or rather by his squad of death. Congratulation to the CNDD-FDD for choosing mediocrity; thank you for condemning Burundi to another hell, thank you for building free schools with none open to our kids, thank you condemning our kids to the streets. Thank you for sending our mothers to the morgue with free maternal care. Thank you for choosing to sell the country: what do we sell next? I mean Falcon 50 was sold, the Nickel sold, Gold sold, oh what else do we have?
I bet his avocado planting project convinced you? Seriously every one of the 1.669 who voted wants Nkurunziza in the presidential seat again? I thought there were few people with common sense still in CNDD-FDD? Oh I know: who could dare to vote "No" if he/she doesn't want the squad of death to have his/her head on plate by tomorrow morning?
Oh poor victims of Nkurunziza/Adolphe sponsored terrorism, hopefully when the members of the ruling party have the chance to vote in private will speak their hearts and think of this nation engulfed by famine, corruption, poverty and government sponsored murder! Hopefully those who still have common sense will choose reason, will choose for hungry Burundians, for teachers, for our kids toady denied of their right to education...
To Nkurunziza, please stop blaspheming, stop invoking God with your blood soiled hands: Amaraso y'abazir'ubusa azokwagiriza imbere y'Iyo Mana ubeshera ko yagutumwe!
I have said it from day one that this election is a lithmus test to any one with common sense in the nation. I stand to hope that Burundi will choose reason, here we endorse no one!

Monday, April 19, 2010

Portrait of the 2010 Burundian presidential Candidates

Today, we wish to talk to you about Pascaline Kampayano. Please feel free to add additional information that you might know about this candidate: Here we exercise free speech to objectively inform. Remember:"Utora nabi ugatwarwa nabi"!



Pascaline Kampayano was born in 1954 in Ngozi, a northern province of the Republic of Burundi. She was among the parliaments elected for Frobebu in 1993. As the revolt of the people of Burundi took shape under the leadership of Hon. Nyangoma Leonard, Kampayano joined the rebel group where she actively played a role of special mission: what ever that means. In 2005, she will be elected representative of the people of Ngozi to the parliament and was also elected to lead the ladies' organization of CNDD-FDD members. She left the parliament and the current ruling party after the imprisonment of Mr Hussein Radjab along with 21 other members of parliament. Today she plays an imprtant role in UPD zigamiganga that she will represent as a presidential candidate come June 2010. She was elected to be the 2010 presidential candidate for UPD zibamibanga.

Opinion:
We think that UPD still disply stubbornness that lead us to the current mess in a first place. This is seen by UPD's passiveness when it comes to coming together with other parties to sign joint communique: this is serious because it mimics the current image of the NKurunziza's government when it comes dealing with serious issues.
Idealizing Radjabu in my humble opinion is a step back: please understand that we condemn any illegal imprisonment of any Burundian, however, when we evaluate the CNDD-FDD of 2005 to 2007 the time when Radjabu assumed the leadership of the party, we don't see any difference in term of transparency, the respect of Burundian people.

While it becomes imperative for the opposition to win it alone, any coallition of the opposistion should make sure the candidate is able to lead, to inspire and to decentralize power and put it back in the hands of Burundian people. We wish Kampayano best of luck

Tuesday, April 13, 2010

Portraits of the 2010 Presidential candidates

With a dozen of candidates already announced for the coming presidential Burundian election, we thought we can give a short portrait of each candidate. Today, we wish to start by Domitien Ndayizeye. Please feel free to add additional information that you might know about this candidate: Here we exercise free speech to objectively inform. Remember:"Utora nabi ugatwarwa nabi"!

Domitien Ndayizeye:


Ndayizeye was born on May 2, 1953 in Kayanza, Burundi. He was obliged to flee the country at the age of 19 to Belgium where he stayed until 1982. While in Exile in Belgium, he received a degree of industrial engineering. His political career also saw the sun: He was among the leaders of a movement of Burundian Hutu elite for the progress and the emancipation also know as MEPROBA. His role in this organization will continue after his coming back to Africa. While in Rwanda,he acted as a senior sales and technical manager in a Dutch Auto company. Meproba movement is seen by many as a precursor of the actual Democratic front of Burundi today known as Frodebu. However, it wasn't the only Hutu movement of the time. Ndayizeye assumed different responsibilities in Frodebu, and several government after its victory in 93.
In 1995, he was arrested and tortured by the government. He will be freed the following year. In 1997, he was again arrested and put to prison. In 2007, he will go back to prison again under the NKurunziza government.
In 2001, he was appointed interim president according to the Arusha peace deal. He was a man enough to accept defeat during the 2005 presidential election (by the Parliament). Since then, he is in the senate and was appointed by his party (Frodebu) as a presidential candidate for the up coming presidential election. (Facts provided by Ninde.org and Wikipedia)

OPINION:
As president, he failed to tackle the issue of poverty and corruption and was not friendly with free speech. One can recall the problem he had with a couple of private news organizations in the country. He also has failed to secure the borders of the nation as many Congolese were massacred on the Burundian soil. Although he ruled during a time where an armed Palipehutu was still in the bush, we did not assist to the kind of violence that we've seen during the current administration.
We wish Ndayizeye Domitien best of luck as he prepares himself to reconquer the presidential seat.
Our wish here is for all those who are sick and tired of the inability to lead of this administration to come together against the evil that they brought to our nation, so that an environment of peace and justice come back. So that those who have looted, killed and raped face justice: Only then will we be an independent nation.